Voilà un politicien qui a encore toute sa tête

Publié le par Barros Diallo

Récente sortie de M. Mohamed Soumah président de la GéCi, dans les colonnes d' Africaguinée.com

Africaguinee.com : Un nouveau bras de fer s’annonce entre le pouvoir de Conakry et l’opposition guinéenne. Quelle est votre lecture de la situation sociopolitique qui prévaut actuellement dans votre pays ?

«Pour en revenir à votre question, il aurait été plus judicieux pour la CENI d’associer la classe politique à sa volonté de lancer un appel d’offres, plutôt que d’annoncer le nom du consultant chargé de recruter le nouvel opérateur de façon unilatérale. Et ceci même si nos textes lui en donnent le droit. Quant au pouvoir, son jeu d’équilibriste par rapport à des accords issus d’une période tumultueuse a tout d’un agenda caché, comme à l’accoutumée. C'est-à-dire jeter un pavé dans la mare pour jauger et un forcing au forceps. Le reste à l’avenant. Et advienne que pourra. Nous avons beaucoup critiqué le CNT, mais à ce jour mon constat est que la représentation nationale n’a pas encore apporté de valeur ajoutée réformatrice en ce qui concerne la mise en place des institutions manquantes, le contrôle du gouvernement et celui du PRG. D’ailleurs, tout ce que le pouvoir voulait faire avaliser est passé comme une lettre à la poste». 

À ceux qui l' annonçaient vendu au pouvoir, voici sa réponse: 

«La GéCi est membre de l’opposition depuis sa défaite à la Présidentielle de 2010. Elle avait quitté l’opposition républicaine en son temps et il vous souviendra qu’elle a été le 1er parti à se réclamer de l’opposition extraparlementaire dans les médias privés après sa défaite dans la circonscription de Kaloum. Mais il y a eu un empressement de la part de certains leaders pour créer la COEP et l’accoler à l’opposition parlementaire, alors que nous devrions avoir un rôle de vigie au sein de la classe politique. Aujourd’hui, la GéCi œuvre pour une autre voie afin de vendre son projet de réparation sociale d’une part et amener le pouvoir et l’opposition parlementaire à une obligation de résultat d’autre part.Mais face à la culture politique antagoniste bien ancrée chez nous de « celui qui n’est pas avec moi est contre moi » la marge de manœuvre d’une telle posture crée la confusion. Mais à ce jour, la GéCi revendique son droit de ne pas appartenir aux 2 branches qui portent la même dénomination qu’elle. Cela ne souffre aucune contradiction».

 

L'interview complète: http://www.africaguinee.com/articles/2014/08/22/situation-politique-en-guinee-ce-qu-en-pense-l-opposant-fode-mohamed-soumah

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