A ma chère Assiatou Bah Diallo, femme gitane !
Tolomsè Camara Tes bras frêles et fringants, soutenus par une charpente entraînante, toute de grâce féline, n’ont pas eu assez de force pour secouer le baobab et son hôte de marque endormi, d’en faire couler la sève nourricière et d’en faire choir ses précieux fruits que sont ses militants. Il t’en faudra plus d’un essai pour en faire tomber quelques feuilles mortes. Même disparu à notre profonde et inoubliable affection, Siradiou Diallo veillera à tenir cet arbre sur ses bases saines et solides, à peine vacillées d’un vent de zéphyr. De tes étreintes incommodantes, ‘’Chef’’ s’est envolé vers ses séductions politiques habituelles, les mêmes. Tu l’as effarouché, toi qui es pourtant plus attachée à ses souvenirs que nous. Mais c’est d’amour fusionnel avec lui qu’il te reconnaît et non d’aventure politique et d’égarement. Tu n’as alors brassé que de l’air fétide, brûlant ton corps d’infidélité au serment fait à sa dépouille, par tes sanglots et ton affliction encore présente dans ton regard, dans le nôtre aussi....
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